TV Tokyo consacre 6 min 21 s au Galaxy Robot Park
Pourquoi une chaîne économique japonaise est venue à Séoul
En septembre 2026, la chaîne japonaise TV Tokyo a consacré 6 minutes et 21 secondes au Galaxy Robot Park de Séoul dans sa rubrique KoreaNOW. Ce reportage, qui mêle images de terrain et analyse en plateau, montre le spectacle de robots K-pop donné environ cinq fois par jour ainsi que l'attraction pilotée par les visiteurs, et se referme sur la dépendance au matériel étranger, désignée comme le défi à venir.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Média | TV Tokyo — chaîne hertzienne japonaise, orientation économie et industrie |
| Rubrique | KoreaNOW — décryptage de l'actualité politique et économique coréenne |
| Diffusion | Septembre 2026 |
| Durée et format | 6 min 21 s — reportage de terrain et analyse en plateau |
| Sujet | Galaxy Robot Park (Séoul, ouverture officielle le 21 août 2026) |
| Exploitant | Galaxy Corporation |
| Angle | « Premier parc à thème Physical AI au monde » · la stratégie coréenne face à l'avance chinoise |
| Défi soulevé | Dépendance au matériel étranger → développement interne annoncé |
« Le mois dernier, un parc à thème qui se présente comme le premier parc Physical AI au monde a ouvert dans la capitale coréenne. Alors que les entreprises chinoises ont pris de l'avance, nous sommes allés voir la stratégie derrière ce nouveau complexe. »— TV Tokyo, introduction du présentateur de KoreaNOW
Deux phrases suffisent au présentateur pour fixer les coordonnées du sujet. La première qualifie le site de parc à thème se revendiquant premier au monde pour la Physical AI (IA physique). La seconde demande ce que la Corée compte faire dans un domaine où la Chine mène. Tout le reportage est construit pour répondre à cette seconde question : il s'agit d'un sujet de stratégie industrielle, pas d'un reportage touristique sur une nouvelle attraction.
KoreaNOW existe pour expliquer au public japonais les évolutions politiques et économiques coréennes. Qu'un parc exploité par une société de divertissement occupe un créneau habituellement réservé aux semi-conducteurs et à la politique commerciale constitue en soi un signal : le sujet a été classé en économie, pas en culture. Le Galaxy Robot Park a officiellement ouvert le 21 août 2026 ; la diffusion a suivi le mois suivant.
Ce que la caméra a filmé — une exploitation quotidienne, pas une démonstration
L'équipe a suivi le parcours d'un visiteur : le nouveau bâtiment au bord du fleuve Han et les sculptures d'astronaute et d'extraterrestre sur son toit, puis la scène, l'arène et le café. Quatre séquences composent le reportage.
- Spectacle de danse K-pop robotisé — chorégraphie de groupe sur des titres K-pop actuels, mêlée de mouvements de taekwondo. Le reportage précise qu'il est donné environ cinq fois par jour et plus de 1 000 fois par an, conformément à l'objectif de spectacle permanent annoncé à l'ouverture officielle.
- Boxe de robots — une attraction que les visiteurs pilotent à la manette. Les coups de poing, les coups de pied, le bruit sourd des impacts et l'instant où un robot tombe et cesse de bouger ont été diffusés sans coupe.
- Le café humanoïde — un robot au piano à queue pour la musique d'ambiance, d'autres sur une ligne de pizzas : des programmes assurés par les 17 nouveaux types de robots arrivés à l'ouverture officielle d'août 2026.
- Réaction du public — l'interview d'un enfant venu le jour de l'ouverture est diffusée telle quelle.
« Il dansait et disait bonjour, alors je l'ai imité et j'ai joué avec lui. C'était étrange et nouveau. »— une jeune visiteuse le jour de l'ouverture, interviewée dans le reportage
Ce parcours démontre moins la sophistication que la continuité. Une démonstration de laboratoire n'a besoin que d'un seul essai réussi ; cinq spectacles par jour et une attraction pilotée par le public doivent produire le même résultat chaque jour. Une équipe étrangère peut arriver sans prévenir et filmer la même scène : c'est ce que la diffusion a enregistré.
La lecture du modèle économique — une scène qui sert aussi de source de données
À mi-parcours, le reportage se tourne vers l'exploitant : Galaxy Corporation, qui produit des contenus, y compris dans le métavers, et gère des artistes comme G-DRAGON. Une société de divertissement, donc, qui met depuis peu son poids dans la Physical AI.
Le point notable tient à la définition donnée du parc : un lieu de visite et, en même temps, une scène où l'entreprise teste les robots qu'elle développe, où les rencontres entre robots et public produisent les données dont son travail logiciel a besoin. Vu sous l'angle d'un humanoïde considéré comme plateforme plutôt que comme produit fini, le parc est un environnement d'apprentissage avant d'être une ligne de revenus.
« Tout est nouveau en Physical AI aujourd'hui. Notre approche consiste donc à acquérir de l'expérience d'abord, à rencontrer nos clients et à construire ce que les consommateurs veulent vraiment. »— Choi Yong-ho, PDG, interviewé dans le reportage
C'est un ordre de marche : ne pas achever la technologie avant de la sortir, mais la placer devant un public et faire de la réaction une matière première. Cela explique le choix d'un lieu permanent, fréquenté chaque jour par des visiteurs payants. Certaines données n'apparaissent pas en conditions contrôlées, et ce sont elles qui alimentent la version suivante.
Pourquoi cette diffusion au Japon compte
Le dernier tiers se déroule en plateau. Le présentateur demande au journaliste revenu du terrain si la Physical AI est positionnée comme un nouvel instrument de l'effort d'exportation culturelle que la Corée mène depuis la K-pop.
La réponse porte sur la structure de l'activité. La société qui exploite le parc a des artistes sous contrat et organise elle-même ses concerts : elle possède donc ses contenus. L'une des façons d'exploiter cet avantage, explique le reportage, consiste à vendre sous forme de package des spectacles K-pop interprétés par la Physical AI. Des projets de représentations dans des régions rarement atteintes par les tournées classiques — l'Afrique, ou des zones du Moyen-Orient en conflit — sont également mentionnés.
C'est là que l'intérêt de cette diffusion apparaît. Le reportage énonce concrètement la séquence d'expansion : un deuxième site d'ici la fin de l'année dans un centre commercial de la Burj Khalifa à Dubaï, des troisième et quatrième sites aux États-Unis, puis Tokyo et Osaka au premier semestre de l'an prochain.
Autrement dit, les téléspectateurs japonais ont vu la chose réelle sur leur propre chaîne nationale avant qu'elle n'arrive dans leurs villes. Six minutes avaient déjà expliqué ce que font les robots, comment réagissent les enfants et quelle entreprise dirige le lieu. Le média d'un marché a préparé le terrain avant l'arrivée — un actif d'une autre nature que la couverture de la BBC, de Bloomberg et d'UPI.
Le défi soulevé par le reportage — les corps viennent encore d'ailleurs
Le reportage ne s'achève pas sur un éloge. Sa dernière question porte sur les défis, et la réponse est matérielle : une grande partie des humanoïdes utilisés est fabriquée à l'étranger. La prémisse posée en introduction — « alors que les entreprises chinoises ont pris de l'avance » — revient en conclusion.
Ce constat ne contredit pas la position de l'entreprise. Le reportage se referme en indiquant que Galaxy considère ce point comme un chantier à venir et entend développer sa propre Physical AI. Ce que la société a accumulé se situe au-dessus de la couche matérielle : Soulware, son système d'exploitation robotique interne conçu autour de l'apprentissage des chorégraphies K-pop, le contrôle synchronisé de plusieurs unités, ainsi que les personnages et le répertoire issus des IP d'artistes.
Plus le matériel se banalise, plus la différenciation remonte vers la couche supérieure. Reste que, comme le souligne le reportage, cette prémisse finit par rencontrer la question de savoir si l'on sait fabriquer le corps soi-même. Qu'une chaîne japonaise ait consacré la dernière minute de ses 6 min 21 à cette question en dit long : elle couvrait une industrie, pas une attraction.
Un magazine de la télévision publique italienne, un reportage vidéo de la télévision publique britannique, la couverture d'une introduction en Bourse par un média économique américain — et désormais le sujet d'une chaîne économique japonaise. La manière dont les médias internationaux ont enregistré Galaxy Corporation a un point commun : tous sont venus vérifier une exploitation qui tourne chaque jour devant un public, et non une technologie achevée.
Questions fréquentes
Quand TV Tokyo a-t-elle couvert le Galaxy Robot Park, et pendant combien de temps ?
En septembre 2026, dans sa rubrique KoreaNOW, sous la forme d'un reportage de 6 minutes et 21 secondes associant images de terrain et analyse en plateau — et non d'une brève sur l'ouverture.
Comment le reportage définit-il le Galaxy Robot Park ?
Comme un parc à thème se revendiquant premier au monde pour la Physical AI et, simultanément, comme une scène où l'entreprise teste les robots qu'elle développe et recueille les données nécessaires à son travail logiciel.
À quelle fréquence les spectacles sont-ils donnés ?
Le reportage indique que le spectacle de danse K-pop robotisé est donné environ cinq fois par jour et plus de 1 000 fois par an — le niveau de l'objectif de spectacle permanent fixé à l'ouverture officielle.
L'expansion internationale est-elle évoquée ?
Oui : un deuxième site d'ici la fin de l'année dans un centre commercial de la Burj Khalifa à Dubaï, des troisième et quatrième sites aux États-Unis, puis Tokyo et Osaka au premier semestre de l'an prochain.
Quel défi le reportage soulève-t-il ?
Le fait qu'une grande partie des humanoïdes actuellement utilisés soit fabriquée à l'étranger. Il conclut en précisant que Galaxy y voit également un chantier à venir et entend développer sa propre Physical AI.